Uncategorized

Après Copenhague, bienvenue chez les Mayas ?

Claude Allègre, notre géochimiste au franc-parler, pourfendeur des gourous « imbéciles » (http://www.20minutes.fr/article/350471/France-Claude-Allegre-Hulot-est-un-imbecile.php) de l’écologie « made in France » l’avait prédit : le sommet de Copenhague ne donnera rien.

Et pourtant, il n’est pas avare de réflexion (http://www.lefigaro.fr/environnement/2009/11/28/01029-20091128ARTFIG00167–l-ecologie-des-verts-c-est-la-philosophie-du-declin-.php) sur le questionnement environnemental actuel en matière de réchauffement climatique. Claude Allègre attendait de Copenhague : « Qu’on y prenne des mesures efficaces et positives pour éviter le dégagement de CO2, mais je crains l’échec dès lors que l’approche demeure mauvaise : le cercle vicieux des interdictions et des quotas. Les Américains ont fait quelque chose dont personne n’a parlé. Ils ont signé un accord avec les Chinois pour faire un centre de recherche ciblé sur la séquestration du CO2. Démarche positive et logique : il serait stupide de se priver des réserves de charbon. Dans le même esprit, l’Europe pourrait proposer un programme nucléaire dont nous serions, soit dit en passant, les leaders. Les centrales de quatrième génération utilisant 98 % de l’uranium, et non pas 1 % comme avec les centrales classiques. »

Sa réflexion est développée dans son dernier ouvrage : « La science est le défi du XXIe siècle », Plon, 343 p.

Mais les « climato-sceptiques » ont aussi une responsabilité ne serait-ce que du fait que « ce n’est pas chez nous, mais dans les pays pauvres, que l’on trouvera les victimes du réchauffement climatique. Nous avons, dans les pays d’Europe occidentale, les moyens de nous protéger de ses effets. Mais ailleurs ? » (http://buslain.blogspot.com/2009/12/que-pensez-des-climato-sceptiques.html)

Le philosophe Michel Serres (http://www.lemonde.fr/le-rechauffement-climatique/article/2009/12/21/michel-serres-on-a-oublie-d-inviter-la-terre-a-la-conference-sur-le-climat_1283576_1270066.html#ens_id=1275475) considère que « ce que montre avant tout le sommet de Copenhague, c’est que les limites du politique, au sens traditionnel du mot, sont aujourd’hui atteintes à un point sans précédent dans l’histoire. »

En fait, le grand invité absent à ce sommet était la « Biogée », en un mot, « la vie et la Terre. C’est un pays dont nous sommes tous issus. »

Car, l’une des ruptures majeures qui caractérise notre monde contemporain : « c’est la disparition de la majorité paysanne ». Or, comme le souligne Michel Serres : «la bête rurale n’est pas la même que la bête urbaine, ce n’est pas le même « être au monde »… Et notre époque connaît bien d’autres ruptures. Dans des domaines aussi variés et importants que l’habitat, l’espérance de vie, la démographie, les communications, tout est véritablement en train de se transformer. Mais il y a une chose qui n’a pas changé, ce sont nos institutions. Et vous voudriez que cela n’explose pas ? Avec des instances gouvernementales prévues pour un milliard d’habitants quand nous sommes six milliards et demi ; pour des paysans quand nous sommes tous dans la ville ; pour des gens qui mouraient à 30 ans quand nous devenons centenaires ? »

En somme, il faut modifier les institutions en reconfigurant le profil de deux groupes de personnes qui sont en jeu : « un groupe d’experts qui savent mais qui ne sont pas élus, et un groupe d’élus qui ne savent pas. Pour avancer, il faudra inventer une reconfiguration de ces deux profils. Celui du politique comme celui du scientifique, dont l’implication dans la vie de la cité est aujourd’hui absolument nécessaire. »

Dans l’immédiat, l’opinion publique des Etats présents au Sommet de Copenhague qui a entendu la mise en garde alarmiste « après, il sera trop tard », va-t-elle devoir décompter les jours du calendrier des Mayas jusqu’à la fin des temps prévue le 20 décembre 2012 (http://www.lexpress.to/archives/4510/)?

Plus modestement, les Français, «se demandent comment se passer de leur bagnole, chauffer leur maison et faire mieux manger leurs gamins. Et derrière l’énorme nuage de fumée que dégage le greenwashing, Sarkozy et ses acolytes ne voient plus guère cette réalité là.»( http://www.marianne2.fr/Copenhague-finalement,-on-est-tous-foutus-!_a183197.html)

En attendant, la société civile du Web concourt sur le thème de l’environnement :

Aux internautes de voter… ici : www.youtube.com/planetereporter.

AMC

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s