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Florence témoigne sous le masque de la précarité


Florence Aubenas, 48 ans, chômeuse sans qualification précise
Source : http://www.lejardindedb.fr/Florence-Aubenas-chez-les-ploucs

Il arrive que le journalisme élitiste, pipolisé, à sensation s’intéresse aux plus communs des mortels, ceux que parfois on appelle les « sans grade » tant ils sont infortunés dans tous les sens du mot. Ainsi Florence Aubenas s’est-elle jetée dans les eaux troubles de la précarité en endossant le rôle d’une « chômeuse de 48 ans sans qualification particulière » , sans pour autant changer d’identité et sans quitter l’hexagone.

«Ma vie à moi, c’est d’être journaliste. C’est mon identité profonde. » Florence part ainsi pour « Caen, où elle s’inscrira au chômage et mènera la vie d’une demandeuse d’emploi, pour « raconter cette France qui ne s’en sort pas »». Elle ne voulait pas « aborder les gens avec un carnet à la main, mais « faire partie d’eux, avec toutes les limites que cela suppose ». Se mettre dans la peau d’une chômeuse, parce que « tout ne passe pas par les mots. Je voulais franchir la barrière du discours : vivre là, pour ne pas être tentée, par exemple, de m’adresser en priorité aux gens qui s’expriment bien, comme je l’aurais fait en tant que journaliste ».»

Au terme de cette expérience parmi ceux qui espèrent encore avoir leur place dans notre société fracturée socialement, rongée par le cancer communautariste et le diktat financier, Florence Aubenas a écrit un livre-témoignage « Le Quai de Ouistreham ».

Prétend-elle rééditer l’œuvre de Victor Hugo sur « Les Misérables » dans la France de 2010 ?

Non, Florence Aubenas confesse avoir eu « la peur du ridicule : celle de passer pour « Bécassine chez les pauvres ». [Elle a surtout voulu prendre] « de la liberté avec le temps qui passe, cette matière si précieuse pour un journaliste ». »

Bien des associations caritatives, des bénévoles au quotidien et dans le silence médiatique portent secours et charité à nos concitoyens privés de leur droit au travail et à la dignité d’un toit, qui ne peuvent pas assurer leurs besoins vitaux et restent discrets.
Aujourd’hui, elle, Florence, journaliste-star sur la place de Paris fait briller son talent pour ouvrir les yeux des lecteurs et lire la « vraie » vie de nos compatriotes les plus malheureux.
Pour les accros des statistiques, environ 13 % des salariés occupent un travail précaire en France.

Source : http://www.generation-precaire.org/local/cache-vignettes/L440xH488/2en1b-45f8a.jpg

Mi-février 2010, période de Carnaval à travers le Monde, période de carême pour les catholiques de la planète, oser porter le masque de la précarité ou faire pénitence pour nos frères et sœurs de misère, quelque soit le geste, l’intention comptera tellement pour eux.

Salut à ta mémoire l’ami Colucci
et merci à Florence Aubenas d’aider ceux qui portent déjà la voix des précaires.

AMC

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