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Tactile et bon comme une chouquette

Le dernier rapport des analystes de Gartner prédit que plus de 50% des ordinateurs achetés pour les enfants seront dotés d’écrans tactiles d’ici à 2015. Les enfants en question ont moins de 15 ans et appartiennent à ce qu’il est convenu d’appeler la « génération digitale ». Autrement dit, ils sont nés dans un monde où les ordinateurs et les téléphones portables sont disponibles dès le plus jeune âge. Ils sont donc familiers des iPods et ils connaissent et/ou sont sur Facebook.
Les couleurs, l’interactivité quasi intuitive avec laquelle les « kids » jouent avec l’IPad ne laissent guère douter de la «révolution» en cours.
Alors adieu aux crayons, aux jeux en papier et en carton et autres matériaux divers et variés, fini le dépoussiérage des livres plus ou moins rangés sur les rayons des bibliothèques, remisés les poupées, « teddy bears » et autres jouets bien physiques et tangibles, tout sera désormais question d’«appli» disponibles sur l’iStore d’Apple ?
Il est vrai que 160 000 applications Apple sont déjà disponibles et que la marque à la pomme a transformé l’ordinateur qui était autrefois un objet pour réaliser une tâche (à usage professionnel ou un moyen de communiquer) en un écran tactile qui peut «remplacer de nombreux objets de tous les jours : un livre, un lecteur de mp3, un poste de télévision, un lecteur de DVD, un livre de coloriage, un jeu de société, un canevas pour dessiner, un cahier pour prendre des notes, une table de mixage de DJ, un globe terrestre, une carte, etc, etc…».
La fascination pour les plus anciens est là dans cette appréhension numérique au bout des doigts qui demeurent la seule réalité physique de notre nouvelle humanité digitalisée. Elle s’exerce quasi naturellement pour les jeunes d’aujourd’hui.

«En fait on est passé d’un numérique factuel à un numérique conceptuel et surtout culturel.» Et la facilité d’usage du numérique ouvre la question de la maîtrise des usages et de la culture qui y est liée. « En d’autres termes, l’enseignement de la machine (pour faire court) est secondaire par rapport à la maîtrise des usages et la culture qui y est liée.»

« Ce qui est essentiel de maîtriser désormais ce n’est plus la machine, mais la part d’humain qui est contenu dans les dispositifs numériques qui nous entourent. En effet cette part d’humain à souvent les couleurs d’une humanité douteuse (la surveillance systématique par exemple, la perte de l’intime, l’absence de possibilité d’effacer ses données etc.…). Or cette part d’humain qui au départ était relativement facile à percevoir dans la machine devient de plus en plus difficile à repérer. Et pourtant chaque machine n’est pas qu’un outil qu’on peut adapter à soi, c’est aussi une intention contenue dans la façon même dont elle se laisse utiliser. »

Alors c’est comment l’iPad ?

Le verdict journalistique est sans appel : «Il coûte cher, marche pas super, « mais nous l’avons adoré».
Et du côté des critiques américains les plus sévères, il faut bien l’avouer : «Ce putain de truc est vraiment putain de cool».

Bien la messe est dite en faveur de cette ardoise numérique appelée à devenir un «objet standard» ?
En tout cas, l’iPad semble avoir remporté la palme de la simplicité selon les tables de la loi numérique établie par John Maeda en 10 commandements :
1. Réduction : pour atteindre la simplicité, le mieux est la réduction méthodique ;
2. Organisation : avec de l’organisation, un ensemble composé de nombreux éléments semble plus réduit ;
3. Temps : en économisant son temps, on a le sentiment que tout est simple ;
4. Apprentissage : la connaissance simplifie tout ;
5. Différences : la simplicité et la complexité ont besoin l’un de l’autre ;
6. Contexte : ce qui se trouve à la périphérie de la simplicité n’est absolument pas périphérique ;
7. Émotion : mieux vaut plus d’émotions que moins ;
8. Confiance : dans la simplicité, nous avons confiance ;
9. Échec : certaines choses ne peuvent jamais être simplifiées ;
10. Loi cardinale : la simplicité consiste à soustraire ce qui est évident et à ajouter ce qui a du sens.

Bon l’iPad à l’école, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

Image dans son contexte d’origine ici.

En attendant, on en parle beaucoup et là encore c’est un trait de génie de Steve Jobs que d’alimenter ainsi le «buzz marketing» auquel ce billet participe aussi.

L’iPad c’est simple et bon comme une chouquette en plus cher quand même : 500 dollars en moyenne contre environ 3,50 euros pour 40 chouquettes. Alors comme notre Président, on aurait tort de ne pas en manger en attendant de pouvoir croquer la pomme numérique.

Le Président et les chouquettes – planet
Lors d’un déplacement à la campagne, le Président Nicolas Sarkozy s’est jeté sur les chouquettes qui lui étaient offertes.

AMC

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3 réflexions au sujet de « Tactile et bon comme une chouquette »

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