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Breivik : From Gaming to Killing, An “Epic Story”

Haro sur les critiques contre les jeux vidéo qui seraient accusés à tort de rendre dépendants ou d’être inutiles. Jane McGonigal, 33 ans, spécialiste du game design et des jeux vidéo,docteur et auteur, s’insurge et défend au contraire les vertus du concept de «gamification».

«Gamification» versus «Addiction»

Jane McGonigal prétend sauver le monde à travers les jeux en ligne. Elle préconise idéalement 21 milliards d’heures de jeu par semaine pour assurer la survie de l’espèce humaine. Pour elle, le jeu «World of Warcraft» est l’archétype du «jeu salvateur» car il fait évoluer les joueurs vers plus d’honnêteté et d’intelligence.

D’ailleurs, elle dessine un carré magique des vertus inhérentes à la pratique des jeux en ligne :

1) L’optimisme urgent : le jeu en ligne rend la victoire possible ;

2) La fabrique du social : jouer ensemble en ligne renforce les liens sociaux ;

3) L’incroyable productivité : les joueurs acceptent de travailler dur pour gagner sans compter les heures ;

4) Une histoire victorieuse : les joueurs construisent une histoire épique menant à la victoire.

Ainsi, tout joueur en ligne devient individuellement capable de changer le monde.

Mais pourquoi joue-t-on en ligne ?

Jane McGonigal prétend que le jeu permet d’échapper à la souffrance du monde vrai.

Il faut donc que tout un chacun se lance dans l’aventure épique du jeu en ligne car «We can make any future We imagine».

Les jeux en ligne permettraient à chacun de réaliser un futur imaginaire.

« Les Templiers 2083 » : Une vidéo alarmante 

Citant John Stuart Mill : «Une personne avec une croyance a autant de force que 100.000 personnes qui n’ont que des intérêts », Anders Behring Breivik, le principal suspect des attentats d’Oslo du 22 juillet 2011, grand amateur de jeux en ligne et en particulier de «World of Warcraft», qui serait «fou» selon son avocat, se plaît aussi à rappeler le «Vieil adage : si vous voulez que les choses soient faites, faites-les vous-mêmes».

Le bilan de la réalisation de son credo imaginaire victorieux est éloquent : 76 personnes tuées.

Et dès lors est-il surprenant que Anders Behring Breivik plaide non coupable tout en reconnaissant les faits ?

Alors comment qualifier les faits qu’il reconnaît avoir commis ?

Folie criminelle, Crime contre l’humanité ?

Jane McGonigal évoque comment Hérodote  a inventé le jeu de dés pour faire oublier aux Lydiens les affres de la famine qui sévissait alors.

D’ores et déjà on pourrait envisager de faire jouer aux dés Anders Behring Breivik dans sa cellule pendant au moins les 30 prochaines années… pour lui faire oublier la chasse et les jeux vidéo.

Anne-Marie Champoussin

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3 réflexions au sujet de « Breivik : From Gaming to Killing, An “Epic Story” »

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